La taverne de Fibsurves

Vous connaissez la fin de l’histoire de notre Princesse et de son héros : ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants…

Super !

Je vous rappelle que vous pouvez lire ce conte à vos enfants (et à l’enfant que vous êtes parfois), au premier degré. Mais au delà du premier degré et de l’invitation à vous identifier au vainqueur, rappelez-vous que «la Princesse Merveilleuse» est une métaphore qui représente votre idéal, votre quête ultime, votre projet de vie, etc. Comment allez-vous faire pour surmonter les épreuves, et surtout avez-vous conscience des «épreuves cachées» ?

L’épisode que vous allez découvrir aujourd’hui se déroule au moment où l’annonce du «grand casting» a été diffusée dans le Royaume, soit quelques semaines avant l’épreuve finale (la tour de 10 étages). Cet épisode contient lui aussi de nombreuses métaphores que je vous propose de démêler pour découvrir les premières épreuves à surmonter :

***

La taverne de Fibsurves

Fibsurves est propriétaire d’une taverne qui se situe dans l’une des villes principales du royaume. C’est un homme d’environ 40 ans, un peu rustre, mais son charisme lui a permis de se constituer une bonne clientèle. Notamment des commerçants et des marchands ambulants qui aiment échanger des histoire croustillantes entre deux verres.

Lucerde est l’un de ses principaux clients. Ce jour-là, il pousse la porte et s’adresse à son hôte d’un ton enjoué :

– Salut Fibsurves, es-tu au courant du concours qui se prépare ?

– Qui ne l’est pas, Lucerde. On ne parle que de ça dans tout le Royaume ! Le roi voudrait nous faire croire que sa fille est merveilleuse et il a réussi à endormir le peuple ! Personne ne contestera lorsqu’elle deviendra reine après une telle effervescence. Le peuple la désire déjà !

– Il faut dire qu’elle a toutes les qualités requises pour gouverner. Comme notre bon Roi.

– Notre « bon Roi » ?! Il vit dans l’opulence, alors que nous subsistons à peine. Au lieu de proposer sa chance à un homme, un seul, il ferait mieux de distribuer le Trésor Royal au plus démunis. Ce concours est un injustice sociale : des milliers de jeunes-gens se ruineront pour atteindre les portes du palais. D’ailleurs, je n’y avais pas pensé jusque-là, mais à qui profitent les diligences collectives ? A notre « bon Roi » !

– Il semble que tu ne sois pas au courant : les transports en direction du palais sont gratuits pour tout le monde. Y compris les spectateurs.

– Et le retour ?

– Que veux-tu dire ? Crois-tu que l’aller sera gratuit, et le retour payant ?

– Rien n’est mentionné dans la missive royale, alors tout est permis ! De toute façon, tout ça est très bien pensé : des millions de personnes arriveront fatiguées et affamées aux portes du palais ! A qui profitera le commerce sur la Place Royale ?

– Justement, c’est la raison pour la quelle je suis venu te voir : en tant que commerçant je peux y louer un emplacement. Veux-tu t’associer à moi ? Il y aura plus à faire là bas qu’ici ce jour là…

– Non merci ! Je ne veux pas y aller. Ca cache quelque chose tout ça… D’ailleurs, j’ai mon idée sur le véritable dessein du Roi. Et je ne suis pas le seul à le penser.

– Tu en as trop dit, ou pas assez…

– Le but est d’envahir le royaume de Miia ! L’armée Royale manque d’hommes. Et comment veux-tu les attirer dans ce guêpier sans les tirer de force ? En leur faisant miroiter monts et merveilles. Ils vont tous se jeter dans la gueule du loup, et dès qu’un prétendant perdra une épreuve, il sera enrôlé de gré ou de force dans l’armée ! Un seul prince, et 3 millions de soldats ! Voilà le véritable projet.

– Ah… Je n’y avais pas pensé. Tu commences à me faire peur.

– Oui… Je sais que tu as de la famille à Miia, c’est pourquoi je t’en parle. Je compte sur toi pour révéler l’information. Les gens te croiront. Moi, on me prend pour un fou !

– Mais alors, si je participe au concours, à chaque fois que j’éliminerai un concurrent, je l’enverrai à la boucherie !

– Eh oui… Et si tu deviens prince, tu auras la mort de millions de gens sur la conscience. Mais bon… A ce niveau là le concours est honnête : à chaque épreuve, tu apprendras à avoir du sang sur les mains. A la fin du concours, tu y seras habitué !

– C’est incroyable ce que tu me racontes ! C’est terrible… Je vais en parler autour de moi. Après tout, il appartient à chacun de réfléchir aux risques qu’il encourt et de prendre une décision en homme éclairé.

– Bof ! De toute façon les gens ne sont pas dupes. Une princesse est avant tout une femme. Tu en connais beaucoup, toi, des femmes merveilleuses ?

– Ah… Tu as la sagesse en toi Fibsurves ! Et l’humour en prime, même en situation critique. Et dire que ce matin, j’en rêvais encore… Messieurs, c’est ma tournée ! A la santé de tous ceux qui ne tomberont pas dans ce piège infâme ! Nous avons une mission !

Tandis que les hommes buvaient à la santé de leur mission, un homme se leva tranquillement, paya généreusement Fibsurves, et prit son cheval direction le Palais. Lui aussi avait une mission et elle était urgente.

***

La vision du coach

En quelques minutes, Fibsurves a exploré tout ce qui pourrait faire échouer son invité : la Banalisation, les Croyances limitantes, les Peurs immobilisantes, la médisance, la méfiance, la culpabilité, la révolte, la théorie du complot, la victimisation, la manipulation, le sentiment justicier… Visiblement, Fibsurves se donne beaucoup de mal, avec une facilité consternante ! Il lui suffit de parler…

Lucerde est bon public : ces deux-là font la paire. A eux seuls, ils dissuadèrent des centaines de candidats, et par effet viral des centaines de milliers. Parmi eux, se trouvaient des gens capables de remporter toutes les épreuves jusqu’à la finale. Mais ils n’y participèrent pas pour l’une des raisons suggérées par Fibsurves et son lot de contaminés…

D’autres rumeurs circulèrent dans le royaume par effet boule de neige : concours truqué, combats à mort, jury corrompu, discrimination, etc. Comme si Fibsurve avait lancé un concours d’imagination anti Princesse Merveilleuse, avec de nombreux lots de consolation à la clé…

Comme vous le savez, 10.000 personnes seulement survécurent à cette déferlante : une élite, capable de survivre en milieu hostile… Mais là, je prends de l’avance sur le sujet de demain.

3 questions

  • Avez-vous déjà vécu ce genre de situation lorsque vous avez exposé un projet, voire un idéal de vie, à une personne choisie ?
  • Lorsque vous avez besoin de l’Energie des autres pour vous motiver, allez-vous vers votre «taverne» habituelle ou cherchez-vous de nouveaux contacts ?
  • Vous êtes-vous déjà comporté comme Fibsurves face à un projet qui ne vous paraissait pas pertinent (mais qui l’était pour votre Lucerde) ?
  • Si ce texte vous inspire d’autres questions, vous pouvez en rajouter…

Important : Le questionnement auquel je vous invite ne nécessite pas forcément une réponse publique. Bien-sûr, vous pouvez commenter (c’est même recommandé), mais si vous préférez répondre uniquement dans votre tête, ce sera déjà un bon travail sur Soi.

Important bis : évitez de vous épancher négativement sur votre vie «façon Facebook». Par exemple, au lieu d’écrire :

–  Fibsurves, c’est mon mari ! Je crois que je vais le mettre dehors après ce programme. LOL !

Pensez à celles et ceux qui vous lisent, et préférez la formule :

– Je pense que nous avons tous des Fibsurves dans notre famille ou nos amis. Je sens que ce programme m’aidera à maintenir le cap et à résister à mes briseurs de rêves préférés, et de réussite en réussite, devenir leur inspiratrice.

Merci infiniment, pour vous, pour moi, pour tous…

Je rappelle les questions :

  • Avez-vous déjà vécu ce genre de situation lorsque vous avez exposé un projet, voire un idéal de vie, à une personne choisie ?
  • Lorsque vous avez besoin de l’Energie des autres pour vous motiver, allez-vous vers votre «taverne» habituelle ou cherchez-vous de nouveaux contacts ?
  • Vous êtes-vous déjà comporté comme Fibsurves face à un projet qui ne vous paraissait pas pertinent (mais qui l’était pour votre Lucerde) ?

A demain,

Stéphane SOLOMON

56 réflexions au sujet de « La taverne de Fibsurves »

  1. Ce texte me fait penser a des dizaines de situations dans la vie de tous les jours .
    j ai été Fibsurves, dans l éducation des enfants :
    *attention tu vas tomber
    *ne fait pas ci, ne fais pas ça, c est dangereux !
    je ferais un néologisme, on fibsurves trop nos enfants.

    Par contre avec du recul, j ai fais ma Lucerde et j ai rencontré des Fibsurves
    dans ma vie.
    j ai affronté deux procès, un contre un hôpital, l autre contre la fille d une directrice d agence d assurance :
    Des Fibsurves j en ai eu plein, n y va pas, tu vas perdre, tu n as pas les moyens, ces gens sont trop puissant, les avocats sont tous des pourris, tu n auras pas l argent pour lutter, dans 10 ans tu y seras encore, et j en passe !
    Je n avais qu un objectif, qui n était pas l argent, mais la reconnaissance de mon statut de victime .
    je me suis éloigné des Fibsurves, du coup, j en ai même trouvé dans mon entourage, que je croyais des amis.
    j ai grimpé les étages, les uns derrières les autres, j avais une corde magique à mes cotés, mon époux, qui était toujours là, je l ai activé souvent, pour ne pas redescendre de la tour, croyant que c ‘était perdu d avance .
    Aujourd’hui ma taverne, est limité, je ne me parle plus qu’a moi même (et a vous)
    Mes projets, sont stockés dans un coin de ma tête, je met tout en oeuvre pour les atteindre.
    vous connaissez le film » le dôme », un truc du genre ?
    un dôme tombe sur une ville et les gens sont prisonniers dessous.
    Et bien, moi je suis au dessus du dôme, je regarde tous ces gens prisonniers de leurs croyances limitantes.
    je les regarde faire leur Fibsurves, les uns avec les autres.
    De temps en temps je vois des Lucerdes, je leur ouvre la porte pour me rejoindre, il y en a peu, mais il y en a.
    j espère n avoir pas vous avoir fais une complainte facebookienne.

    1. Je te remercie pour ces évocations et le exemple que tu cites que tout le monde peut comprendre.

      Je relève la seule formulation négative :

      – Je n avais qu un objectif, qui n était pas l argent, mais la reconnaissance de mon statut de victime .

      On sent à travers cette formulation que l’un des Fibsurves te reprochait de te battre pour l’argent…

      Ce genre d’accusation met souvent les gens dans une posture de perdants, à cause de la culpabilité que ça engendre. Ce sont donc des Fibsurves à surveiller (sans forcément les mettre dehors). Il faut juste savoir qu’ils ont tendance à utiliser la culpabilité comme arme anti-princesse.

      1. La France et le droit public ou privé.
        J aurais été au tribunal pénal, j aurais obtenu 20 fois plus de dédommagement .
        La tribunal administratif ….
        Juste des miettes pour que je garde le silence .

      2. et d’un autre côté, si on se bat pour faire valoir la justice, dénoncer les bourreaux, et qu’aussi on souhaite de l’argent pour réparation, est-ce finalement si condamnable ? je le pense de moins en moins..

      3. Merci pour ta réponse Stéphane. Je prends note de cet IC :
        Fibsurves à surveiller : reproches de me battre pour l’argent…

  2. À toutes ces questions je répond oui.
    Oui, je me suis découragée, quand on cassait mon ou mes projets. Ce sont souvent les personnes proches qui pensent bien faire, en nous disant c’est risqué, ne tente pas, tu risque de tomber, et enfin on peut presque en conclure plusieurs choses :
    – J’ai peur pour toi
    – Je vais être jaloux, si tu réussi
    – Tu n’a pas le droit de réussir. Mais je pense que ça rejoint le 2e point. Est ce que les gens le font exprès ? Non. Il y a toujours une émotion derrière. Pourquoi je peux affirmer ça ? Parce que j’ai été déjà Fibsurves moi-même. J’ai dit des choses, qui ont pu casser des rêves, des envies à des amis ou autre. Je suis en revanche très souvent Lucerde, mais n’est ce pas moi qui ai déclenche ça ?
    Quand à la taverne, avant j’étais toujours dans la même, mais elle était nocive, j’ai commencé à en chercher une autre, aujourd’hui je pense avoir trouvé ce qu’il me faut. Je pense avoir tout dit.

    1. Très beau plaidoyer pour ces personnes qu’on croit toxiques, alors qu’elles sont juste intoxiquées.

      Il convient de faire la différence. Si les premiers doivent être chassés sans ménagement, les autres peuvent être décontaminées. Parfois, une simple prise de conscience suffit.

    2. « Quand à la taverne, avant j’étais toujours dans la même, mais elle était nocive, j’ai commencé à en chercher une autre, aujourd’hui je pense avoir trouvé ce qu’il me faut. Je pense avoir tout dit. »

      Je cherche encore ma taverne. Et je sais que je ne dois pas trop la chercher. Elle viendra pour moi au bon moment, si je reste alignée avec mes valeurs.

  3. Je n’aurai pas dit mieux que de commencer par « nous avons tous (eu) des Fibsurves dans notre vie ».
    Qui ont peut être été des Lucerdes avant, baignés dans ces croyances limitantes, dans de cette culpabilité, ces manipulations…

    Plus jeune, j’ai été ce Lucerde.
    Un mélange peut être d’immaturité et naïveté pour croire ce don on me disait de me méfier.

    En grandissant, j’ai préféré écouter mes besoins, demander conseils tout en gardant mon libre arbitre pour faire mes choix.
    Clairement, ca a longtemps été difficile.

    Aujourd’hui, j’ai fait le choix de m’entourer de nouveaux contacts, de ceux qui savent aller de l’avant et qui sont pour cette impulsion.
    Qui ne seront peut être pas tous de quoi sera fait demain, mais qui y croiront aussi.
    Aujourd’hui je suis cette homme qui se dirige vers le Palais.

      1. La moitié arrive tout seuls, il n’y a pas de coïncidence, nous devions avoir RDV dans nos vies.
        Pour l’autre moitié, mes actions présentes m’amènent vers ces nouveaux contacts.
        Il n’y a qu’à ceux qui ne ont rien, qui n’arrivent rien.

  4. Je n’ai aucun doute sur le fait que de nombreuses personnes ont rencontré des briseurs de rêves, de motivation et de confiance comme ce tavernier si « bien intentionné ».

    J’ai moi-même rencontré un certain nombre de ces situations :
    – en entreprise, le clivage systématique entre le méchant patron plein d’argent et les pauvres employés exploités (ou entre ce patron incompris qui ne fait qu’essayer de garder son entreprise à flots, pendant que ces crétins d’ouvriers qui ne comprennent rien à rien réclament toujours plus de salaire ou n’en rament pas une, selon le point de vue que l’on épouse). Difficile d’échapper à cet antagonisme dans cette situation : quel que soit le « camp » auquel vous vous adressez, si vous ne partagez pas leur opinion, vous êtes nécessairement à la solde de « l’ennemi ». Pourquoi devrait-on être dans l’affrontement ?
    – lorsque mon mari et moi avons tous les deux quitté Paris et notre emploi du même coup, certains de nos proches, au travail comme dans nos vies, ont eu une réaction prévisible : nous étions inconscients de larguer deux CDI avec des salaires décents (avec un enfant à charge qui plus est, parents indignes que nous sommes). Certains n’ont pas su entendre que c’était précisément pour nous offrir la vie dont nous avions envie que nous faisions ce choix, et que l’épanouissement qui allait en découler rendrait notre fille bien plus heureuse que tous les CDI du monde.
    – lorsque ma conseillère pole emploi m’explique que mon projet d’entreprise m’empêche de chercher véritablement du travail… Ca se passe de commentaire…

    Chacun juge ce qui l’entoure à travers son propre filtre, et certains filtres sont plus réducteurs que d’autres, et plus coriaces que d’autres.

    Lorsque j’ai besoin de l’Energie des autres… C’est souvent dans le développement de mon entreprise que j’ai besoin de cette énergie. Mon mari est parfois d’un soutien incroyable, parfois non. Ceux qui me portent à coup sûr sont ceux qui savent ce que veut dire se battre pour son projet, qu’ils soient entrepreneurs eux aussi ou simplement impliqués dans la vie économique locale. Et tous ceux qui, sans forcément me soutenir ouvertement, me considèrent comme si j’avais fait un choix qui se tient, en non comme si j’étais une extraterrestre qui n’a rien compris à la vie.

    Est-ce que je me suis déjà comporté de cette façon ? Avant que je prenne conscience de ce genre de phénomènes, sans aucun doute. J’ai colporté des informations sans savoir si elles étaient véridiques, je me suis moqué, j’ai critiqué, dénigré, me suis sentie révoltée… Je me suis souvent sentie à même de conseiller les autres, et l’ai sans doute parfois fait sans qu’ils ne le souhaitent.

    Je crois être sur le bon chemin pour ne plus avoir ce genre d’attitude, mais suis-je certaine d’y parvenir tous les jours ? Peut-être pas encore.
    J’ai un exemple en tête : sur le chemin de l’école, je croise presque tous les matins, alors que je suis en voiture, une de mes voisines qui emmène sa fille à l’école à pied. La maman marche à un pas si rapide que sa fille doit courir derrière elle la plupart du temps, et certains matins, elle a son MP3 vissé sur les oreilles. C’est clairement une situation sur laquelle j’ai du mal à m’empêcher d’avoir un jugement. J’ai du mal à comprendre : comment un trajet de dix minutes à pied qu’on partage avec quelqu’un peut être si pénible qu’on veuille s’isoler dans son univers musical, comment on peut infliger à son enfant de 6 ans une course pareille matin et soir (car le rythme est le même au retour de l’école). Je ne parviens pas à avoir d’indulgence pour ce comportement (et c’est surement augmenté par le fait qu’elle ne réponde jamais à ma politesse lorsque je la salue en passant dans la résidence où nous vivons !). Je m’efforce de garder ce jugement pour moi cela dit, à moins que, comme cela a été le cas récemment, on me demande plus ou moins explicitement ce que j’en pense.

    1. Merci pour cette introspection. Je vais avancer juste quelques suggestions concernant cette maman qui a tant besoin de s’isoler au lieu de profiter de sa ballade matinale avec sa fille. Si ça te touche tant, c’est parce que ça ne correspond pas à tes valeurs : on parle de valence désagréable. Je te comprends, tant j’estime que ces moments sont précieux.

      En revanche, mon métier m’a amené à fréquenter un certain nombre de personnes terriblement angoissées, coupables chroniques, mal dans leur peau… Comme je suis coach et non thérapeute, je les redirige vers des spécialistes. Mais c’est mon lot quotidien de me retrouver avec des patients qui préfèrent être clients…

      Comme tu le sais sûrement la musique adoucit les mœurs. Il y a même des thérapies basées sur la musique. Si tu acceptais l’idée que cette personne est malade et que seule la musique peut lui permettre de supporter ce trajet, tu changerais probablement ton point de vue. Evidemment, j’imagine des choses car je ne la connais pas. Donc je présume… Présumer n’est peut-être pas recommandé par certains courants philosophiques ou spirituels (je pense notamment aux 4 accords de Toltèque), mais si ça te permet d’éviter un jugement négatif et une valence désagréable. Tu vas davantage entrer dans l’empathie, passant d’une victime et un bourreau à deux victimes…

      Ce que je viens de dire rejoint ton premiers discours. Un patron qui licencie peut être victime lui aussi. Ce qui fait 2 victimes d’un tiers invisible…

      Ce qui est intéressant dès que cette configuration apparaît, c’est que ton empathie va couvrir les deux personnes au lieu d’en condamner une, et tu vas peut-être pouvoir passer à l’action pour les aider. Ton imagination va alors te proposer de nouvelles solutions alignées sur tes sentiments. Peut-être qu’il suffirait de lui offrir une musique moins rythmée pour que tout le monde profite de la douceur que tu auras engendrée.

      Ce n’est qu’un exemple, évidemment 😉

      1. intéressant cette idée d’avoir de l’empathie pr l’enfant ainsi que pour la mère .. permet de mieux supporter ce hurlement que la situation ferait retentir en moi..

        d’autant plus que je suis un peu la maman qui cavale le matin, car j’ai pas bien gérer le matin: j’ai laissé comme svt trop de temps à la lecture avec mon fils au réveil, ou petit-déjeuner à bavarder.. ou l’ai laissé dormir trop longtemps, car la veille on a trop bien profité ensemble de la soirée, et il faut bien qu’il se repose .. du coup il faut à un moment, à force de profiter des bons moments, se violenter pour aller plus vite..

        mdr, mais moi je m’énerve sur le chemin de ne pas avoir assez bien gérer pour pouvoir profiter de ce moment (chemin de l’école) qui est un moment qui peut être si sympa..

  5. Je crois que je suis la première à jouer à Fibsurves avec moi-même malheureusement. Et surtout à Lucerdes face à Fibsurves qui énumère les « réalités » de ma vie et mes engagements. Quand ce scénario se joue, l’énergie soudain s’échappe par je ne sais quel canal, mon esprit devient flou comme le brouhaha d’une taverne, et je reprends le fil de mes obligations « pour vivre ». J’en ai connu des Fibsurves, et en connais encore, je tente de ne jamais l’être avec les personnes qui me sont chères, mais il semble que j’aie oublié de m’en préserver… je ne suis donc sûre de rien ! Par contre j’ai la chance d’avoir un mari qui sort petit à petit de ces limitations d’esprit et on se soutient dans ce cheminement, mais les faux plis et les peurs qui prennent racine dans l’enfance et grandissent ensuite au fil des expériences (et des interventions de Fibsurves divers et variés) sont difficiles à faire disparaître.

    1. Je te félicite pour la désignation de ce Fibsurves : Soi-même !

      Peu de gens y pensent, cherchant souvent des causes extérieures. En cherchant un peu on trouvera toujours une cause extérieure : l’éducation des parents, un traumatisme, un travail assaillant. Mais en creusant davantage, nous savons également que nous avons gardé certaines injonctions éducatives de nos parents et rejeté d’autres. La question est alors:

      – Puisque je suis capable de rejeter, pourquoi ai-je gardé ça ? C’est une CHOIX !

      Un traumatisme peut être soigné. On pense souvent à un parcours long et périlleux (comme une psychanalyse dur 15 ans), mais c’est parce que nous ne connaissons pas (ou mal) d’autres solutions comme les thérapies cognitives, la sophrologie, la chiropractie, la posturologie…

      Voir la psychanalyse comme seule et unique solution, est un CHOIX ! Un choix de Fibsurves qui va dire NON à cette solution-là tout en l’idéalisant pour occulter les autres solutions.

      La vie est une affaire de CHOIX. Et si c’est votre vie, ce sont vos choix qui règnent sur ce royaume unique et sublime qui représente votre Etre.

      1. Note pour une prochaine relecture :

        « – Puisque je suis capable de rejeter, pourquoi ai-je gardé ça ? C’est un CHOIX ! »

  6. Pour ma part je suis/ j’étais souvent mon propre Fibsurves… Mon téléphone propose le mot fissurée à la place, c’est sans doute un peu ça, j’ai trop entendu que j’avais raté ma vie pour ne pas le croire.
    J’ai tendance effectivement à rester dans ma taverne/zone de confort.
    Longtemps j’ai dit que j’étais associale avant de me rendre compte que j’avais juste peur… Et depuis j’essaie de varier les plaisirs, le cercle de mes connaissances s’agrandit toujours un peu plus et je fais de belles découvertes. Ce qui aurait été impossible il y a un an de ça.
    Et rien que pour ça je continue à me forcer les jours ou je veux faire l’ours.
    Mon avenir passera par les être humain ou nencore passera pas.
    Par contre je sélectionne, j’ai besoin de positif, de bonheur… je fuis les grincheux et les râleurs.
    Est ce à dire que je reste dans la taverne des bisounours ?
    Les jugements j’en porte, heureusement ou pas j ai tendance à penser que mon opinion n’intéresse pas grand monde, toujours cette peur de génér, d’ennuyer… excusez moi de m’excuser ^^.
    Du coup bon au moins je ne bloque personnes .
    Ce que j’aimerais c’est être un anti fibsurves : être capable de porter et faire grandir les gens que j’aime dans leur projet de vie : que ma fille devienne gendarme des fleurs, mon aîné dessinateur, mon cadet footballeur pourquoi pas s’il le veut. Mais je n’y arrive pas à chaque fois je me dis : beaucoup d’appelés peu d’élus. Et du coup je ne veux pas qu’ils soient blessés par un futur échec.
    Je me rends compte que c’est carrément horrible ce que je viens d’écrire! je vais m’arrêter pour ce soir

    1. Ce n’est pas si horrible c’est le sentiment de beaucoup de gens. On appelle ça l’indolence : tu ne veux pas provoquer de la douleur dans le monde. L’ennui de l’indolent, c’est qu’il se retrouve à suivre les projets des autres : ceux qui savent composer entre douleur et joies.

      Pour te donner une image, c’est comme si j’avais envie d’ouvrir une pâtisserie, et qu’au dernier moment, je me retire car je me rends compte que je ferai concurrence à un pâtissier qui est là depuis 10 ans, et la douleur qu’il va ressentir et voyant ma boutique briller m’est insupportable. Que vais-je faire ? J’aime la pâtisserie est ma Princesse, j’ai envie de ce bonheur, et si je déménage ce problème (ou un autre) risque de resurgir.

      L’indolent se retire donc de la course. C’est le cas de Lucerde qui cesse d’argumenter lorsqu’il imagine (ou du moins lorsque Fibsurves lui fait imagine) qu’il aura du sang dans les mains.

      L’indolence mène les Princesses vers le célibat.

      1. C’est énorme ce que tu as écrit pour moi.

        J’ai réussi grâce à ton aide la dernière fois à oser postuler à des postes qui m’intéressait, à me construire un parcours en fonction de mon objectif de carrière, à élargir mon cercle de connaissance, bref je suis en pleine mutation positive.

        En ce qui concerne mon métier, pour l’instant je suis en détachement pour un an.

        Et je me bloque déjà en me disant que lorsqu’il y aura une ouverture de poste on sera au moins 5 à le vouloir.

        Je connais les personnes qui le voudront, elles sont toutes compétentes et méritantes et je me sens déjà dans la peau de celle qui va essayer de leur voler ce poste…

        Je vais devoir travailler sur ça, ne serait ce que pour mes enfants!

  7. Lucerdes face à Fibsurves… creduLes et subversiFs
    Auto_intox de la programmation qu’un bon coaching peut aider à déconstruire
    Je redouble ce coaching et ça fait du bien !
    A+
    Pat

    1. Oui Patrick ! Un grand merci, car depuis 2011 j’ai progressé. et j’ai réécrit 70% de ce programme pour rendre plus percutant. De fait, tu possèdes dans tes mails un programme collector 🙂

    2. Je précise que même la première fois, Patrick a trouvé tout seul. Ce qui est le cas d’à peine 2% des lecteurs. Je te laisse expliquer pourquoi c’est facile pour toi Pa, si tu le souhaites, bien-sûr 🙂

    3. 😀 😀 merci Pat !

      ça fait du bien d’avoir une réponse à une question qui m’a à peine effleurée ..

      balayée immédiatement par ‘pas besoin de réfléchir, tu sais que ça veut dire qch, mais t’es trop nulle pour trouver’ feignasse que je suis de surcroit 😀

  8. j’ai été confronté à cette situation plusieurs fois .Certaines fois j’ai renoncé et j’ai eu raison et d’autres fois j’ai eu tort.
    Mais finalement quand je dis ça je n’en sait rien puisque ma vie aurait peut-être évoluée d’une façon inattendue si j’avais pris l’autre option.
    Toujours est-il que je suis de nature optimiste mais quand même influençable donc maintenant j’essaie de me décider moi même sans poser de questions aux râleurs et aux jaloux qui m’entourent .

    1. Dans cette histoire, Lucerde a un projet, un véritable objectif à atteindre et il vient chercher un associé. Fibsurves aurait pu lui dire simplement de trouver un autre associé. Mais il s’est insinué dans l’esprit de Lucerde pour lui faire abandonner sa princesse. Je pense qu’il est important de distinguer, ceux qui ne veulent pas faire, de ceux qui ne veulent pas que vous fassiez…

  9. Ma mère est un Fibsurves malgré elle, j’ai fuit cette taverne dès que j’ai pu et je fais en sorte de ne pas reproduire avec ma fille et mes proches. C’est une sorte de poison qui m’a été légué par mon éducation et qui réapparaît parfois. Je n’ai pas rompu le dialogue mais je maintien une certaine distance.
    Mais j’ai aussi distillé ma propre liqueur faite d’audace, d’aventure et de plaisir que je distribue dans ma taverne à ceux qui me font la joie de la partager.
    Des Fibsurves j’en rencontre encore, je les reconnais presque toujours, quand parfois je suis un peu plus faible, que je manque d’énergie, que je redeviens une Lucerde, je peux me laisser de nouveau polluer, j’ai peur, je stresse et je peux aussi me transformer en Fibsurves.
    J’ai alors besoin de parler à de vrais amis qui partage avec moi leur propre liqueur que j’apprécie, ou à de parfaits inconnus qui me font sortir du cadre où je me suis enfermée.
    Merci Stéphane pour cette lecture inspirante.

  10. Nous avons tous des Fibsurves dans notre entourage. Mais si nous croyons en notre projet, ils ne nous atteindrons pas. Certes, nous pouvons prendre connaissance des risques éventuels mais, seul, nous prenons la décision finale. Nous avons LE CHOIX. Il faut effectivement, se trouver des personnes désireuses de notre réussite pour avoir toutes mes cartes en main. Par le passé, je n’ai eu qu’une expérience où j’aurai dû écouter ces Fibsurves mais disons que j’en suis ressorti plus expérimenté.

    1. Tu ne peux pas deviner quel aurait été le résultat si tu avais fait partie de l’équation. Je comprends qu’en observant ceux qui ont échoué tu te dises «j’ai bien fait d’écouter les Fibsurves», mais si AVEC TOI, l’observation aurait été différente ?

  11. Merci pour l’histoire. A te lire, je me rends compte que j’ai fait bien du ménage dans ma vie, que ça ne m’empêche bien sûr pas de recevoir des commentaires négatifs, mais que pour autant, dans la grande majeure partie des cas, je garde en tête que ces commentaires ou ces remarques ne m’appartiennent pas … Parfois, mon énergie du moment ne me permet pas de prendre de recul, dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs. J’essaie d’être dans l’accueil de l’autre plus que dans le jugement. J’y arrive de mieux en mieux. Je sais pas si je suis clair, il est un peu tard. Mais dans ma tête c’est limpide lol 😉

  12. Mon Fibsurves (quel nom!) perso me stimule. J’aime bien réfléchir intérieurement à tous les scenarios « catastrophes » possibles et imaginables (eh oui, même mon imagination a ses limites) et les balayer en me disant que je vaux mieux que ça et que je vais continuer selon mon idée. C’est égoïste, mais ça me rassure. Je me dis que j’ai envisagé toutes les options et choisi celles qui me correspondent.

  13. contente de moi 🙂

    hier, ma belle-fille de coeur me demandait des conseils par rapport à un achat d’appartement à l’étranger.. horreur, malheur, elle le panier percé, elle qui change de projet de vie tous les quelques mois, de métiers tous les quelques mois.. bon, le fait qu’elle parle de ‘prêt à la consommation’ pour un tel projet m’a fait bondir !

    je me suis reprise et l’ai incité à aller vers son projet, en essayant de la conseiller, de poser de jalons (aller déjà voir un banquier, combien il prêterait à une jeune fille avec 1800 brut, s’ils prêtent pour un projet à l’étranger, se rancarder sur la législation étrangère, car damoiselle ‘je veux pas acheter en France!’

    je susi contente si elle va vers investir pour , dans son avenir..

    contente d’avoir su réaliser au milieu de la conversation que j’étais en train de vouloir la bloquer dans ses élans, et contente que j’ai modifié mon comportement en voulant la motiver et l’aider à utiliser son énergie le mieux possible

  14. Bonjour et merci pour tous ces éclairages.
    Je suis Fisburves et Lucerde à la fois depuis de nombreuses années. Pas tout le temps, pas pour tout, beaucoup moins lorsqu’il s’agit des autres …
    J’ai sellé mon cheval, préparé les vivres pour la route et me suis mise en chemin pour aller vers mon destin, mais les discours de Fisburves et Lucerde m’incitent à la prudence et instillent du doute. Mon rêve de princesse merveilleuse est flou et mon Fisburves intérieur m’empêche de mettre des images nettes, de définir plus précisément ce vers quoi mon Etre aspire. Et pourtant, je n’ai qu’une hâte, c’est d’être déjà au palais pour affronter mes peurs et les dépasser.
    Vive demain !

  15. Bonjour Stéphane,
    Je suis plutôt quelqu’un d’enthousiaste et il arrive qu’on me fournisse gratuitement une douche froide mais j’ai tendance à persévérer quand je tiens à mon idée. Il arrive aussi que mon idée ne soit pas suffisamment aboutie et Fibsurves (subversif) est alors fondé dans ses critiques. Je me rappelle d’une lecture précédente peu ou pas commentée. L’histoire en elle même est agréable à lire et je suis un grand enfant mais c’est toujours mieux quand on peut en tirer quelque chose en matière de développement personnel.
    Quand j’ai besoin d’un avis, je m’adresse à mes proches, je leur fais confiance mais je ne les écoute pas toujours.
    En tant que professionnel, je dois parfois tempérer l’enthousiasme de mes clients par rapport à leurs projets, je suis là pour les inviter à être réaliste, pas pour les décourager.

  16. Question 1 : Avez-vous déjà vécu ce genre de situation lorsque vous avez exposé un projet, voire un idéal de vie, à une personne choisie ?
    Ma réponse : Oui, j’ai pour habitude de trouver dans mon entourage du monde réel (personnel ou professionnel) des personnes comme Fibsurves. Son comportement à pour effet de me décourager très rapidement. En revanche j’ai remarqué que dans mon entourage virtuel, je rencontre moins de personnes qui ont ce comportement. Je ne choisit plus seulement la personne à qui j’expose mon projet. Je choisis aussi le moment et le lieu.

  17. Question 2 : Lorsque vous avez besoin de l’Energie des autres pour vous motiver, allez-vous vers votre «taverne» habituelle ou cherchez-vous de nouveaux contacts ?

    Ma réponse : Depuis les révélations que j’ai vécu lors du dernier Aller vers, je vais chercher de l’énergie positive en écoutant des vidéos ou des conférences de coaching sur youtube. Cela m’aide à me rappeler mon Quoi et sont importance pour moi. Mais j’apprécirai énormément de trouver une nouvelle taverne pleine d’énergie positive.

  18. Question 3 : Vous êtes-vous déjà comporté comme Fibsurves face à un projet qui ne vous paraissait pas pertinent (mais qui l’était pour votre Lucerde) ?

    Ma réponse : Oui, c’est même ma propension naturelle. Il m’arrive parfois de revenir le lendemain sur mes propos quand avec le recul, je me rends compte que j’ai le même comportement que Fibsurves.

  19. Quand je dois prendre une décision, je note les + et les – et j’essaye de faire la liste la plus complète possible. Mais ensuite, j’ai mes petites voix intérieures qui font que choisir est difficile : « mais non, ne fais pas ça, c’est trop risqué, y’a ci, y’a ça, c’est pas le moment » et l’autre voie « ça va être super, tu vas y arriver, tu fais le bon choix »…et ça oscille comme ça plusieurs jours et je finis du coup souvent pas ne rien décider et rester où j’en suis.
    Sinon, je pense qu’on est aussi échaudé par des expériences malheureuses où on s’est fait arnaquer (nous ou des connaissances) et du coup on imagine des pièges de partout comme Fibsurves à tort ou à raison.
    Et pour répondre aux questions : oui, j’ai été confrontée à ce genre de situation sur des projets, des idées (en conseil municipal par exemple), quand j’ai besoin de l’énergie des autres pour me motiver, je sors de ma taverne, et oui je me suis déjà comportée comme ça, mais maintenant je suis plutôt dans le soutien et les encouragements (ou alors la réserve), parce que je trouve que c ‘est bien d’avoir des projets et de mettre des choses en place pour qu’ils se concrétisent.
    Par contre, et j’en ai très honte, parfois j’ai des pensées très malsaines, mais je ne sais pas pourquoi et vraiment ça me chagrine. En fait j’ai des flashs très brefs dans lesquels j’ai envie que les personnes qui sont en projet se plantent. Pourquoi ???

  20. (Je suppose que le lien sera le même pour cette session)

    Réponses aux 3 questions :
    Q1 : Oui !

    Q2 : A la suite du premier programme que j’ai suivi, j’ai fait une expérience consciente (c’était en début d’année). Vu la tournure de la conversation, j’ai tout de suite vu le côté subversif de la conversation. Je me suis sentie abandonnée, sans personne qui puisse m’aider à apporter un regard positif. C’est dur, cela fait mal. Il était donc de ma responsabilité d’arrêter d’aller boire à cette taverne. Alors, j’ai arrêté. Maintenant je n’ai plus de taverne.

    Q3 : Très certainement.

  21. Les questions qui me viennent à la lecture de cet article :
    – Quelles question poser à un subversif ou à mon propre côté subversif » afin de le faire taire ?

    – Comment identifier en moi, mon côté crédule, lorsque j’entends parler d’un nouveau projet qui d’un premier abord me semble tentant ?

    – Pourquoi bien qu’étant mon premier Fibsurves, je suis comme un aimant et j’attire les autres Fibsurves ?

  22. Notes à moi-même (pour une prochaine relecture):

    « – Oui… Je sais que tu as de la famille à Miia, c’est pourquoi je t’en parle. Je compte sur toi pour révéler l’information. Les gens te croiront. Moi, on me prend pour un fou ! »
    Et v’là qu’il charge une autre personne, qui semblerait plus légitime, de répandre une rumeur !

    « – Mais alors, si je participe au concours, à chaque fois que j’éliminerai un concurrent, je l’enverrai à la boucherie ! »
    C’est du pur auto-sabotage !

    « – C’est incroyable ce que tu me racontes ! C’est terrible… Je vais en parler autour de moi. Après tout, il appartient à chacun de réfléchir aux risques qu’il encourt et de prendre une décision en homme éclairé. »
    Avant de prendre la responsabilité de répéter une rumeur, je me rappelle qu’il y a des questions que je dois me poser. Mais je n’arrive pas à me rappeler quelles sont ces questions ? …. C’est du genre :
    Est-ce que je m’apprête à dire est vrai ?
    Est-ce que je m’apprête à dire va faire du mal à une personne ?
    Je vais devoir reprendre mon livre afin de trouver les autres questions…

    « – Bof ! De toute façon les gens ne sont pas dupes. Une princesse est avant tout une femme. Tu en connais beaucoup, toi, des femmes merveilleuses ? »
    V’là un préjugé.

    Comportement à la manière de Fibsurves : peu d’actions concrète dans la direction de l’objectif et plein de pensées.

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